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Isabelle HardyDirectrice de l'ESTBB
Le programme pédagogique de IES, soutenu par le FEDER, comprend 9 axes. Les deux premiers axes concernent la formation des étudiants. Ils contribuent d'une part à une consolidation des actions de formation déjà existantes d'autre part au développement de la pédagogie de l'entrepreneuriat avec la conception de nouveaux modules, l'essaimage de méthodes pédagogiques, l'organisation de séminaires pédagogiques. Les axes 3, 4 et 5 sont les 3 axes qui sont dédiés aux projets des étudiants avec la création de clubs étudiants entrepreneurs, la détection de projets des étudiants et la mise en œuvre d'un dispositif d'accompagnement. Ensuite, il y a également deux axes liés aux partenariats externes avec le renforcement des échanges avec les divers réseaux et structures engagés sur l'entrepreneuriat, au niveau local, régional, national et international, mais également avec le monde de l'entreprise. Et enfin, un axe traite de la communication du projet et un autre est consacré à l'entrepreneuriat social. C'est un programme très complet, de rendez-vous, de partage, tout à fait transversal.
Pascal DesamaisDirecteur de l'ISARA
L'entrepreneuriat était déjà un sujet abordé par les 4 écoles de l'IPL. et à l'ISARA, nous avions mis en place des actions dans le cadre de domaines d'approfondissement de dernière année, par exemple sur la gestion de l'innovation et de développement de l'entreprise. Nos étudiants participent à différents concours, dont Campus Création ou Trophélia. Au sein des écoles de l'IPL, nous avions commencé à coordonner des actions et notamment organisé, sur les trois années ingénieur des trois écoles, une approche de l'entrepreneuriat sous la forme d'une sensibilisation, en première année, puis, en deuxième année, nous utilisions le jeu Mime, un jeu d'entreprise. En 3ème année se déroule un séminaire spécifique destiné aux étudiants d'écoles d'ingénieurs possédant déjà une idée de création d'entreprise.
Le programme IES – FEDER a permis à toutes ces écoles d'aller plus loin et de faire passer des actions optionnelles, qui étaient spécifiques à certains étudiants, à des actions pour des promos entières. Nous avons également créé cette année un nouveau séminaire pour les étudiants de dernière année ingénieurs sur la base de liens nouveaux avec des partenaires extérieurs, et un Club Entrepreneurs. Des liens sont en train de se créer avec une université au Brésil, sur le thème de l'entrepreneuriat, et nous venons d'être contactés par une université africaine au Mali. Tous ces exemples montrent qu'un grand nombre d'actions se réalisait déjà mais que vraiment la création du programme IES a permis d'aller plus loin, a permis de favoriser des échanges entre disciplines, des échanges entre sciences sociales et humaines, et sciences dites « dures », des échanges entre les écoles, entre les différentes structures participant à ce programme, des échanges aussi entre des entreprises et des étudiants, entre des entreprises et des écoles et des universités. Et c'est vraiment par ces échanges que nous avons pu bonifier les différentes actions qui existaient déjà dans chacune des écoles.
Pascal BoulonEnseignant chercheur ISARA
Je suis responsable d'un dispositif que nous avons créé en septembre 2008 et que nous avons présenté en septembre 2009 après une année de travail. Il héberge actuellement 7 projets de création d'entreprises, 5 portés par des créateurs venus de l'extérieur de l'ISARA et 2 portés par des étudiants de l'ISARA. Il s'agit du dispositif Agrapôle porté par l'ISARA. L'Agrapôle est un site à Gerland qui réunit l'ISARA ainsi qu'un ensemble d'organisations professionnelles agricoles et du monde agro-alimentaire. Nous avons pour vocation d'accompagner des créateurs d'entreprises qui ont pour projet de transformer, de fabriquer des matières premières nouvelles, de transformer ces matières premières pour fabriquer des produits agro-alimentaires, d'inventer de nouveaux systèmes de distribution, d'inventer de nouveaux concepts de restauration hors-foyer ou encore de développer de nouvelles technologies ou de nouveaux services au service de cette filière alimentaire. Nous créons des interactions entre les étudiants qui ne sont à priori pas concernés directement par la création d'entreprise et ces créateurs d'entreprises. Nous nous servons de ce dispositif comme d'un outil pédagogique. Des équipes se constituent, équipes constituées d'étudiants, de créateurs, mais également d'enseignants. Et un haut niveau de créativité se développe. Les étudiants sont mis en position en fait d'auto-formation guidée, pour reprendre des termes techniques, c'est à dire que le créateur leur apporte un certain nombre de réponses mais ne leur apporte pas toutes les réponses et ils sont mis dans une situation dans laquelle ils vont vraiment devoir aider le créateur de manière très concrète. L'impact de ce dispositif au sein d'une école est extrêmement fort, pendant les études, mais également après, puisque les étudiants qui sont mis en relation avec les créateurs d'entreprise, pour certains, vont finalement s'intéresser à la création d'entreprise.
Maurice RochetConsultant Entrepreneuriat
MIME c'est l'abréviation de Méthode d'Initiation au Métier d'Entrepreneur. Mime a été introduit dans la Région en 2002 par Vouloir entreprendre et repris en 2005 par l'IPL dans le cadre de divers programmes pédagogiques, et aujourd'hui de IES.
Mime est une immersion pendant deux jours et demi dans le monde de la création de l'entreprise. L'environnement est représenté par tous les acteurs : fournisseurs, banquiers, assureurs, clients, administration, etc. Les étudiants doivent prendre des décisions comme dans la vie d'une entreprise. Ils vivent aussi les fonctions internes de l'entreprise, la production, la commercialisation, l'organisation financière, l'innovation, etc. Durant 2 jours et demi, ils sont initiés à la gestion avec des éléments de prix de revient réels prévisionnels, la trésorerie réelle prévisionnelle, le bilan, le compte de résultat, le fond de roulement.
Cette année, sur la région Lyonnaise, c'est plus de 1 000 étudiants qui ont participé à cette formation dans le cadre de l' IPL, de l'Université Catholique, du PRES, de l'EM et d'autres écoles.
Ludovic GrangeonIntervenant ESDES
Le challenge que l'on nous demandait de relever était de redonner du sens à l'entreprise et à ses valeurs déclinantes, telle que la finance. Nous avons introduit les 4 dimensions de l'économie sociale : les fondations, les associations, les coopératives et les mutuelles, à travers le Département « Développer et Entreprendre » de l'ESDES pour renouveler le genre et donner une dimension supplémentaire à notre approche de la relation étudiants/entreprise. Aujourd'hui, toutes les écoles qui se sont intéressées à ce secteur ont développé l'employabilité de leurs étudiants. C'est également le cas dans l'Europe entière avec le développement généralisé de ce qu'on appelle aussi l'actionnariat salarié qui introduit aussi deux nouvelles formes de gouvernance qui sont particulièrement adaptées à notre société de l'information omniprésente où le moindre exécutant a l'information exactement en même temps que son PDG. Il y a donc là un apprentissage aux nouvelles formes de management qui est extrêmement efficace, non seulement dans l'économie sociale mais aussi dans toute forme d'entreprise.
Harvard vient d'ailleurs de faire un séminaire sur ce sujet pendant lequel ils ont démontré que tout manager ne pouvait désormais accéder à l'excellence que s'il était passé quelque part dans son parcours par l'économie sociale.
Evelyne CalzettoniProfesseur coordonnateur DSAA
Je représente le lycée La Martinière Diderot qui forme les étudiants aux métiers du design. Le designer est quelqu'un qui a une position transversale et un regard transversal sur les projets, intégrant au centre de sa problématique le caractère humain, l'individu, l'utilisateur. Forts de leurs connaissances, forts de leurs pratiques, les designers que nous formons ont été des acteurs souvent efficaces dans les équipes constituées au sein de Campus Création. Ils ont permis de fiabiliser les propositions qui avaient une part de réalité technique et une part de réalité économique.
